SYQLONE, les mutations du cyber-chaâbi électronique
Chez SYQLONE, l’énergie du club ne gomme pas les références qui la traversent : elle les fait coexister, parfois à contre-courant, dans une musique pensée comme un espace de déplacement. Le cyber-chaâbi qu’elle revendique refuse de figer les traditions en décor et préfère les confronter aux textures électroniques, aux rythmes de rave et à des imaginaires futuristes.
Cette tension donne à son projet une couleur singulière, à la fois percussive et ouverte aux accidents. Ses morceaux s’adressent autant aux auditeurs attirés par les croisements entre musiques de club et héritages populaires qu’à ceux qui cherchent une proposition électronique moins prévisible. Sur scène, cette matière prend une dimension physique, immersive, fidèle à son goût pour les formes en mutation.
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L'agenda des spectacles de SYQLONE
novembre 2026
-
Montreuil 93
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SYQLONE, alias de Sarah, développe un projet de musique électronique qu’elle nomme cyber-chaâbi. Selon le portrait que lui consacre Tsugi, cette recherche prend forme en 2022 autour d’échantillons de chaâbi et de reggada, auxquels elle associe des percussions électroniques. Les motifs traditionnels sont réécrits en MIDI et mis en dialogue avec des rythmiques contemporaines, notamment la bass music, la drum and bass, le breakcore et parfois la phonk. La productrice décrit aussi son approche comme une « bass chaâbi », où les structures rythmiques du chaâbi rencontrent des sonorités de club.
Son parcours musical comprend une formation classique au conservatoire et la pratique du violon dans son enfance. Elle s’est ensuite intéressée aux musiques traditionnelles marocaines en autodidacte. Sur scène, elle utilise notamment le tbal, percussion maghrébine, ainsi que la darbouka. Son univers s’appuie également sur la science-fiction, les jeux vidéo et les imaginaires cyberpunk : ces références nourrissent une esthétique tournée vers des représentations futuristes des cultures arabes et maghrébines. Tsugi relève parmi ses titres « Habibitch », « BARBAR », enregistré avec Le Kaiju, et « IN MY QUEENDOM ».
Dans son travail de composition, elle s’intéresse aux décalages rythmiques : les syncopes et contretemps qui lui étaient reprochés au conservatoire lui semblent ensuite trouver un écho dans des traditions musicales non occidentales. Elle explique adapter des structures de chaâbi en remplaçant certains accents par des snares de dub ou de drum and bass. L’intégration d’instruments traditionnels dans des productions électroniques demande aussi, selon elle, un travail d’arrangement attentif, afin que leurs fréquences ne masquent pas les autres éléments. Son processus reste instinctif plutôt que fondé sur l’obligation d’ajouter à chaque morceau une référence traditionnelle. La technologie et la culture populaire s’y rencontrent enfin dans des images liées aux cybercafés, aux jeux vidéo et à la science-fiction. La page de musique électronique rassemble d’autres démarches qui font dialoguer production électronique et cultures de club.
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