Fin 2006, à Nantes, Dominique Clavreul (Voix, guitare & synthés) fonde Demian Clav avec Aurélien Chevalier (Guitare). Ce dernier quitte le groupe en Septembre 2009. D. Clavreul travaille avec A. Faurel et Wehwalt (Basse), Xandr & Chris (Batterie) Jean-Charles Wintrebert (Batterie et violoncelle) et Simon Garot (Guitare) entre 2006 & 2011.
Concerts 2008 /2011:
Nantes : Le Kran, Le Floride avec The Legendary Pink Dots,
Paris : Le Slow Club, La Féline, La Cantada II, Le Yono
Lyon : Le Lyon's Hall,
Genève : KAB Usine avec The Legendary Pink Dots
Château de Chambord
Chartres : Les P'tits Papiers
Discographie :
"NIGHTFALL PRAYERS" paru en Décembre 2009 sur le label new yorkais Cykxincorp Records :
http://www.amazon.com/Demian-Clav/e/B0032E2PTK
"WISTERIA LODGE" paru en Février 2011sur le label Prikosnovenie :
http://www.prikosnovenie.com/groupes/demian-clav.html
Chroniques :
Fin 2009, les Français de Demian Clav impressionnaient l'auditoire grâce au très crépusculaire et cryptique "Nightfall Prayers" : une curiosité sonore dont la singularité n'avait d'égale que son caractère ensorcelant. Son successeur "Wisteria Lodge" emprunte les mêmes sentiers nébuleux pour parvenir à une finalité tout aussi déconcertante. Inspiré d'un récit d'Arthur Conan Doyle (l'auteur de Sherlock Holmes), le duo nantais dérange et cisèle neuf titres cinématographiques (le choix des samples est remarquable) aux orchestrations baroques rythmées par le romantisme, la peur et l'angoisse. Sur cette bande sonore élégiaque aux allures d'album concept, le déploiement de bonnes idées saturniennes atteste des qualités d'art d'une référence en devenir. Claviers fantomatiques en toile de fond, cordes satinées, ambiances oppressantes et surtout ces psalmodies, ces cris du coeur composent ces litanies énigmatiques; à n'en pas douter, ce sombre poème original et troublant interpellera rudement le chaland. "Wisteria Lodge" ne s'appréhende pas facilement, un temps d'immersion est nécessaire pour s'en délecter mais assurément le jeu en vaut la chandelle. Faisant référence tour à tour à un rock très floydien (le sublime et pénétrant "White Mirror"), une audace à la Legendary Pink Dots et une théâtralité néoclassique savamment mise en mouvement ("Bewilderment"), les deux auteurs de Demian Clav se posent en véritables dramaturges et nous offrent une oeuvre de l'esprit... Impressionnant !
(Obsküre/Yann Swäno Mondragon)
Nous avions remarqué ce duo singulier formé en 2006 à Nantes lors de la sortie fin 2009 de ses Nightfall Prayers, compagnes de route parfaites pour cheminements intérieurs, solitaires et nocturnes. Cette fois, l?univers très lettré de LSK (ex membre du groupe Evidence qui opérait déjà dans des contrées similaires à celles de Demian Clav entre art-rock, dark-wave et influences de musique classique) se tourne vers une des histoires de Sherlock Holmes d?Arthur Conan Doyle qu?il met en musique à la manière d?une bande originale intimiste et mystérieuse.
On pourrait approximativement décrire la matière musicale de Wisteria Lodge comme un croisement entre le Pink Floyd de The Wall ou de Medle, le Lacrimosa d?Angst, le néoclassique de Dark Sanctuary et le rock inventif de Peter Hammill, Demian Clav ayant la particularité de savoir associer l?introversion la plus délicate et l?ambition un peu démonstrative du rock progressif. La progression narrative s?opère en séquences souvent longues, au gré d?une instrumentation variée (cordes, piano, claviers, batterie, orgue?) complétée de divers samplers. Quelques extraits du texte original s?immiscent ponctuellement en voix parlée et le chant participe quant à lui, lorsqu?il survient, à une atmosphère feutrée et inquiétante dans laquelle se réveillent des fantômes de l?ère victorienne. De façon encore plus aboutie qu?avec son premier album, la personnalité unique de Demian Clav se dessine avec force.
(Elegy/Jessica Boucher-Rétif)
Il est des albums qui vous surprennent et vous comblent tout d?abord parce qu?ils ne sont pas ce qu?ils vous semblaient être au premier ?regard?. Wisteria Lodge, nouvel opus de Demian Clav est de ceux-là. À en voir la pochette, à en écouter trois notes rapidement, on pourrait s?attendre à du gros goth qui tâche, ambiance mal à la vie et apprenti Burton au fond d?une garçonnière. Mais on se laisse vite tenter, ne serait-ce que parce que le label Prikosnovénie est en lui-même gage de qualité et d?exigence et que leur précédent Nightfall Prayers, sorti en 2009, était déjà excessivement prometteur. Et puis un groupe qui revendique The Legendary Pink Dots et And Also The Trees comme références ne peut pas être mauvais. Non, c?est juste impossible, foi de ?fan chick? invétérée.
Bref. C?est comme cela qu?on plonge, de préférence la tête la première, pour rejoindre la contrée de Wisteria Lodge. Car avant toute chose, cet album, c?est la bande son d?un voyage au c?ur d?un manoir hanté d?ombres et de lumières. Oscillant entre les musiques dites progressives avec une aisance déconcertante et les envolées gothiques jamais incongrues ni surjouées, l?album plante un décor angoissant sans jamais tomber dans la facilité d?en devenir oppressant. Nous voici à Wisteria Lodge, un drôle de ?pavillon des glycines? qui semble cacher un lourd secret. Un secret qui sent le sang frais, la jeune fille en déroute et les fantômes oubliés d?un passé indatable, aux frontières de l?étrange, dans des silences fracassants. Un secret qui se murmure le doigt sur la bouche et les yeux mi-clos, surtout. Car on se laisse immédiatement porter et transporter dans l?univers des Nantais, dès les premières notes, entre prog et batcave, chantées d?une voix tourmentée dont on ne saurait dire si elle nous invite ardemment pour nous supplier de partir tant qu?il est encore temps ou l?inverse.
Les moments tragiques de perdition (l?héroïque ?Dead Offering? et sa guitare déchirée au goût salé et le poignant et désespéré ?Useless Servant? hanté par un violoncelle virtuose et des voix éthérées flirtant avec l?heavenly) et les éclairs salvateurs (le ?Someone? final, triste et lumineux à la fois) sont savamment agencés et nous tiennent la main au travers de ce périple en pleine nature, sans autre repère. Car si l?on croise les souffles et les ruissellements de Mère Nature, si l?on aperçoit l?âme de Sir Arthur Conan Doyle venue se perdre en ces lieux, c?est bien seul-e et le souffle court et mélancolique que l?on écoute cette sonate (?Winter Lies Sonata?) qui transcende le chagrin.
En somme, on ne sort pas indemne de cette sombre et poignante ballade. Cette épopée solitaire, virtuose et immobile nous fait visiter les tréfonds de notre âme désolée, cette sensible psyché, ce miroir blanc (?White Mirror?) tué à petit feu par la fast-music dans tous les pavillons et joliment ressuscité ici dans un lyrisme plein de poésie et de grâce fine. ?J?ai pleine conscience de la beauté des ténèbres? (en référence à la locution latine qui orne le livret de l?album), grâce aux chercheurs de notes et fouilleurs d?émoi que sont Demian Clav.
(Les Immortels/Killer Queen)
Sons d?orgues ici, de guitares électriques là, de violoncelle aussi, une voix venue d?outre tombe, celle de LSK, fondateur du groupe, et des atmosphères à couper au couteau. Voilà le décor planté sur fond sombre et oppressant pour ce second album du duo nantais Demian Clav.
Mais pour ce deuxième opus, le duo a aussi l?idée de se baser sur une aventure imaginée par Sir Arthur Conan Doyle, à travers les nombreuses enquêtes de Sherlock Holmes. D?où le titre de l?album, Wisteria Lodge, du nom d?une vieille propriété, dans laquelle une jeune fille (un homme dans le livre) est invitée par un ancien dictateur sud-américain en fuite.
Toute histoire remplie de mystère suppose une musique du même niveau? Et LSK et son compère Jean-Charles Wintrebert vont multiplier d?ingéniosité tout au long de cet album pour créer la bande son idéale de ce roman noir, qu?Hitchcock aurait tres bien pu mettre en image.
Neuf titres illustrent cette aventure aux allures gothiques et aux frissons garantis. Les morceaux se déroulent alors toute en longueur, Dead offering, en point d?orgue, dix minutes durant, martelant des rythmes sombres, lancinants et apocalyptiques.
Inspiré aussi bien par les plus anciens groupes progressifs comme Pink Floyd ou Legendary Pink Dots que par leurs voisins de pallier, Artesia ou Ashram, autres signatures du label Prikosnovenia, le duo Demian Clav nous offre ici un album anthologique, capable d?amalgamer l?angoisse la plus désarmante, la mélancolie la plus profonde et le romantisme pur et soyeux d?une étoffe de velours pourpre sur les épaules de Lestat. Le travail d?ingénieur du son de Jean-Charles Wintrebert donne un album riche sans jamais paraitre véritablement pompeux.
Wisteria Lodge est un bijou dans son écrin. A consommer sans aucune modération
(Mike S./Lamagic Box)
Musique des frimas, des matins d'hiver embrumés, des lieux anciens et secrets, les prières de la tombée de la nuit se psalmodient dans un déroulement dramatique, une succession d'actes musicaux sans lien narratif, un voyage narratif pour promeneur solitaire. Pièces d'un théâtre tourmenté, secoué de bourrasques émotionnelles, les morceaux composés par le duo nantais empruntent autant au death-rock qu'à la musique classique, à l'art rock qu'au folk. Ses tableaux restaurent le romantisme dans son authentique noirceur, dans son onirisme et sa folle liberté. Des bribes de discours savants se noient dans des choeurs d'outre monde. Ces emprunts (samplés) à un fonds intellectuel exigeant brouillent les pistes, hermétiques jusqu'à l'étrange. L'incursion dans ces ambiances surannées au raffinement gothique est génératrice de sensations aussi fortes que troublantes.
(Longueur d'Ondes/ Jessica Boucher-Rétif)
La formation nantaise Demian Clav distille une musique qui contamine l'esprit, hors des voies communes, entre expérience onirique (parenté évidente avec The Legendary Pink Dots) , éclats gothiques obliques (on pense au psychédélisme de Sweet William) et mosaïque de samples issus de disques et films.
Figures cultes présentes au détour de bribes sonores ou dialogues captés, Nico, Syd Barrett, Nick Cave..., ode à un Fantastique irradiant, étranges mélanges qui se traduisent par un album diablement captateur, ample et chargé à l'instar du magnifique "Time Execution" -transfiguration cold-prog-glam majestueuse-.
Déjà soulignée la veine éclectique et surréaliste des Pink Dots, trouve un écho dans de nombreuses parties de l'album, mais Demian Clav bouleverse surtout par la grâce intuitive qui architecture "Nightfall Prayers".
Intimiste et laissant la place à des zones de micro-incidents sonores, grande cavale de rêves!
(Stanislas C. Trinity WebZine)
Ce duo français fait appel au côté obscur de chacun avec un disque rock aux vieilles réminiscences de cold wave. Même si les influences ne s'arrêtent guère à un rappel de Joy Division ou de Christian Death, les divers titres évoquent un mélange intéressant entre Pink Floyd, David Bowie, The Cure ou encore Radiohead. Malgré ces empreintes indéniables, Demian Clav propose une ambiance singulière et commune à une promenade emplie de romantisme gothique. Les plages musicales éthérées (guitare, voix et violon) et mélodiques côtoient des moments plus tranchants de saturation sonore et de cris d'épouvante. L'étrange impression qui se dégage de certaines compositions est provoquée en outre par l'insertion appropriée d'extraits de films ou de sonorités en tous genres qui renforcent cette idée de balade.
(Progressia)
Mais n'est-ce pas Syd "Madcap Laughs" Barrett que l'on entend en studio au début du disque ? Et s'il avait moins forcé sur le LSD, et si Pink Floyd avait en plus engagé un organiste tout droit sorti de l'église ? Et si vous écoutiez Demian Clav ?
(Néosphères)
Les Nantais de Demian Clav privilégient sur Nightfall Prayers [Cykxincorp Records] une folk tourmentée, qu'ils tentent par moment d'électriser en la dotant de voix samplées et de sonorités synthétiques parfois un peu convenues... Le climat ainsi obtenu est néanmoins saisissant, cinématographique, et dégage une grande pureté ; on appréciera également pleinement les plages plus nerveuses, à la fois dark et lumineuses. Le style de Demian Clav se veut unique et personnel, et mêle avec brio sincérité, déviance et pureté dans l'exécution. Le tout séduit sans coup férir, toujours équilibré, entre rudesse rock et joliesse vocale.
(Prémonition)
Melancholia, beauté, lointain, attente de la contemplation rêveuse. Tels sont les mots qui me viennent en compulsant ces archives sonores. Voyage de solitude entre l'arrière automne et le brouillard d'hiver. Silence entre les mots, entre les sons. Brume le long d'un fleuve, avec la très étrange sérénité de solitude. Le wanderer des bords de Loire écoute le flou de l'air. Une musique d'un raffinement et d'une subtilité qui touche au plus intime. (Marc-Henri Arfeux)
La prestation de Wehwalt fut suivie de celle de Demian Clav. L'impression d'être au début des années 70 se révéla juste lorsque je parlais un peu plus tard avec LSK ; le pianiste chanteur, accompagné d'un excellent batteur, revendique son admiration pour Peter Gabriel et Peter Hammill. Le concert alternait des compositions jouées au clavier seul et des morceaux interprétés en duo. L'évidente complicité des deux musiciens constitue un socle robuste duquel Demian Clav peut projeter de fortes émotions vers le public. Une excellente reprise de Sinead O'Connor apporta la preuve, s'il en fut encore besoin, qu'on était en face d'un artiste original à la sensibilité hors du commun.
(Bertrand Loreau)
Le groupe Demian Clav, quant à lui, offre un répertoire plus mélodique. A l'image d'un Nick Drake ou d'un Bowie première période en indigestion de films d'épouvante, un monde romantique faits de roses noires et piquantes.
(Ouest-France)
En première partie de The Legendary Pink Dots, une belle surprise : Demian Clav, un groupe originaire de Nantes qui n'a que deux ans d'existence. Leur cold wave matinée de folk plonge la salle dans une sombre intimité, et l'espace d'une heure, le Kab fait un saut de 20 ans en arrière. Guitares déchirantes et voix étranglées, on revoit Rozz Williams, Joy division et Current 93. Aucun espace n'est laissé vide: la sobriété, le dépouillement remplissent la scène d'une épaisse mélancolie.
(Transit mag)
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